Pas à pas à Valon,
c’est ravissant !

Le village de Valon et son château dans les gorges de la Truyère vous offrent beaucoup: une halte "photos", une pause découverte facile, une balade pittoresque !

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Le village

Une halte « photos »

Les points de vue depuis la place du village de Valon sont magnifiques :
A ne pas manquer : la cascade du saut du chien, la Truyère, le château et la vue d’ensemble du village.

Une pause de découverte facile

… en se laissant guider par les premiers panneaux historiés depuis la place principale du village jusqu’au château pour sa visite historique.
 

Dans les salles meublées de cette forteresse, la vie du Moyen Âge devient plus qu’imaginable, en costumes attablé dans la grande salle seigneuriale ou posé sur les coussièges et lits à baldaquin des chambres des étages …
C’est la vie de château avec une vision « neuve ». Entre mythe et réalité, le mode de vie au Moyen Âge se révèle grâce aux beaux pupitres, ludiques et illustrés (dessins, plans d’architecture, anecdotes…).

Une balade pittoresque 

… en se promenant par la ruelle ruban bordée de murets de pierres sèches, l’enfilade de maisons typiques aux toits de lauze, en passant par le chemin de ronde, l’aire de battage du blé, la place du village

Valon sous l’objectif ! B. Colomb – Lozère sauvage pour PACT Aubrac

Le saviez-vous ?
Au Moyen Âge, le château fort est nommé Avalon.
L’étymologie indique que ce terme remonte au temps des Gaulois et qu’il signifie « pommier », « pommeraie ».
Pas étonnant si l’on observe Valon et le paysage qui l’entoure.
C’est l’un des rares endroits du nord Aveyron, bien au chaud dans les gorges de la Truyère, où a été possible la culture des arbres fruitiers et plus tard celle de la vigne.

Données géographiques et situation :
Altitude : 550 mètres.
Population : une dizaine d’ habitants à l’année + des résidences secondaires et des meublés de tourisme.
Communauté de Communes : Aubrac Carladez Viadène.
Département : Aveyron.
Région : Occitanie.

Géologie :
Le schiste domine tout ce paysage, à l’exception des coulées de lave en basalte toutes proches qui sont à découvrir :
– le sentier de l’imaginaire « du magma à la pierre »,
– au Belvédère du village de Fraysse. Depuis Valon, cette coulée de lave est bien visible, elle apparaît en inversion de relief au nord-ouest.


Histoire

Aballo – Vallon – Valon

C’est un village historique et magnifique du Carladez.
Valon interroge ; dès le milieu du XIXe siècle, érudits locaux, architectes, historiens, archéologues, et curieux s’intéressent, recherchent son histoire.
Tout ne peut vous être dévoilé aujourd’hui… les recherches se poursuivent toujours !

Les fruitiers de Valon Ancienne photo « souvenir »

Que sait-on des origines de Valon ?

L’étymologie indique que ce terme remonte au temps des Gaulois et que cela signifie « pommier », « pommeraie ».

Une population s’installe sur l’éperon rocheux : le village est né.
Au Moyen Age, le château fort est construit, il est nommé Avalon.

Tourisme en Aubrac
Eglise Saint Blaise à ValonAnagram -Tourisme en Aubrac

On vit et on meurt au plus près de l’église

Les hommes et les femmes du Moyen Âge sont extrêmement pieux.
L’église Saint Blaise, au centre du village de Valon remonte à la fin du Moyen Âge ou au début du XVIe siècle, avec un cœur vraisemblablement plus ancien. A cette période, les habitants croient en Dieu, en Saint Blaise et aux innombrables saints qui protègent les croyants.
Certains partent pour un long voyage spirituel, en pèlerinage. Les chemins menant à Conques (GR65) pour suivre vers Saint Jacques de Compostelle à 1300km d’ici sont tout proches.

ANECDOTE
En 1981, lors de travaux dans la chapelle de l’église Saint Blaise une sépulture a été découverte. Les restes mis à jour seraient ceux d’un homme de forte taille, probablement l’un des seigneurs de Valon de la Famille Rolland.


Quelle était la vie à Valon au XVIIe siècle ?

Le village était resserré autour de son château, une porte fortifiée aurait existé au niveau de l’église.
La cour de la maison de Roger Coudouel (derrière l’église) constituait alors la place du village.

Compois de Valon et du Prat en 1665

Le document original le plus ancien sur Valon :

Le compois de 1665 donne la liste des habitants de Valon et du Prat, la nature de leurs biens et leur valeur ainsi que la somme dont ils devront s’acquitter.
Impôts sur les maisons, granges, basses cours, séchoirs à châtaignes, fours, jardins, près, vignes, châtaigneraies, …

Au XVIIe siècle, Valon comptait près d’une centaine d’habitants (200 en comptant les environs immédiats) dont 13 familles à Valon, 9 au Prat et 1 prêtre.
Aujourd’hui, une dizaine d’habitants y vit à l’année.

Compois de Valon et du Prat en 1665

GLOSSAIRE :
Compois : Document papier servant au calcul de la taille royale (impôt perçu). En application jusqu’à la Révolution française.

La vie paysanne dans les gorges de la TruyèreIvon

Vivre avec la terre

Au XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle, le travail de la terre permet aux habitants de Valon de cultiver et produire du vin, des fruits et légumes, de récolter des châtaignes …

La spécificité des cultures de Valon : Les Coultades.
Ce sont d’étroites parcelles (parfois minuscules : 2 à 3m2), construites en terrasses à flancs de coteaux, soigneusement amendées et entretenues.

Dès le printemps, la production partait à dos de mulet pour être vendue « à la montagne » vers Mur-de-Barrez, Murat ou Pierrefort.

Pour rejoindre le plateau de l’Aubrac, la Truyère se passait à gué quand les eaux étaient basses, en barque le reste du temps.
L’ancien pont de Vaycaylès sur la Truyère (un peu en amont de Valon) est attesté depuis le XIIe siècle.

Le pain médiéval
Au Moyen Âge, le pain et les céréales constituent la base de l’alimentation.
Aux riches le pain blanc de froment (blé tendre) ; au peuple le pain rousset (mélange de blé et de seigle) et aux pauvres l’orge et l’épeautre.
Le long du ruisseau de l’Alcuéjouls, il est fort probable qu’un moulin banal, propriété seigneuriale ait contribué à la richesse de Valon dès le Moyen Âge.

+ D’INFO :
Aujourd’hui, sont visibles les traces de ces coultades en remontant vers les volcans d’Auvergne et de part et d’autre de l’arrête rocheuse. L’aménagement et le balisage du sentier de découverte et de ses terrasses plongeant vers la Truyère vous raconte l’agriculture d’autrefois.

Le village d’aujourd’hui a du caractère !

Le village de Valon que vous découvrez de nos jours a été presque entièrement reconstruit dans la deuxième moitié du XIXe siècle par la population qui a récupéré et réemployé les pierres du château laissé à l’abandon.

Plan cadastral de Valon en 1830

L’art du savoir-faire a alors fait naître autour du donjon des maisons à l’architecture typiquement auvergnate :
Admirez ces maisons rustiques aux toits de lauzes et aux pierres de taille : un bel héritage !

Patrimoine

La pierre sèche du pays du schiste

Ici sur les coteaux, la pierre abonde à fleur du sol.
Ces roches que l’on voit partout à Valon, des dallages jusqu’aux toitures sont du schiste.
La vue sur les toits aux paillettes est de toute beauté, ils scintillent au lever du jour et au coucher du soleil.

Pour aménager les espaces, pour construire, cette ressource naturelle locale est utilisée « depuis la nuit des temps » !
A Valon, les maisons du village, les granges, les fours à pain, les cabanes, les loges à cochons et les séchoirs à châtaignes : tout est bâti en pierre sèche – en schiste.

La pierre sèche, côté technique !

C’est un savoir-faire ancien d’assemblage par simple calage, sans mortier ni liant.
On rencontre à Valon tout l’éventail des possibles avec le schiste, pour organiser les espaces de vie et de travail comme :
– différents types d’habitats,
– des escaliers,
– des murets formant des clôtures,
– des ouvrages de soutènement,
– de petites constructions,
– des rigoles.

GLOSSAIRE
Schiste 
: Il s’agit d’argile qui a « cuit » et a été compressé en se rapprochant du centre de la terre lors des grands mouvements sismiques.
Le schiste est facile à reconnaître, car il est formé de fines feuilles superposées en gris argenté, gris bleu ou gris brun mordoré.

+ D’INFO
« L’art de la construction en pierre sèche : savoir-faire et techniques » a été reconnu comme « Patrimoine culturel immatériel de l’humanité » par l’UNESCO en 2018.
La candidature a été portée par plusieurs pays : Croatie, Chypre, France, Grèce, Italie, Slovénie, Espagne et Suisse.

Les toits de lauzes – Ardoises de schiste

Dans tout le Carladez et le sud du Massif-Central, cette toiture traditionnelle la teulada « semblable à des écailles de poissons » est prestigieuse !
Les toits à quatre pans, amples et fortement pentus, percés de lucarnes, flanqués de hautes cheminées marquent la robustesse, la longévité et l’esthétisme ; c’est admirable !

ANECDOTE
La couverture de lauzes a longtemps été réservée aux églises, aux châteaux et autres demeures nobles ou bourgeoises.
– Toutes les églises du Carladez n’étaient pourtant pas couvertes de lauzes : l’église de Laussac (Thérondels) était toujours coiffée de chaume au début du XVIe siècle.
Le chaume a été progressivement remplacé, dans un mouvement partant du midi vers le nord par l’ardoise en schiste ou lausa, moins vulnérable, plus durable.
Extrait : « Les hommes et la pierre dans le Carladez Barrézien » par Lionel Lintilhac.

+ D’INFO : Carrières de schiste
Dans le nord Aveyron, un gisement tout proche de Valon extrait aujourd’hui encore du schiste en plaques et pavés et produit de la lauze :  c’est la carrière Palat à La Capelle près de Saint-Hippolyte.
En Aubrac : il existe un gisement d’ardoisières de schiste bleu à la carrière du Cayrol.
En Lozère : retrouvez le schiste de Lachamp près de Marvejols.
Extrait : « A la découverte de l’Aubrac » par le Parc Naturel Régional de l’Aubrac.

Cultures en terrassesCarte postale ancienne

Bâtir un paysage agricole  Les anciens avaient du bon sens !

A Valon, les gens du pays – « les paysans » pour permettre les cultures amélioraient le sol en l’empierrant en surface, les autres objectifs étant de ralentir le ruissellement de l’eau et retenir la terre, ses limons fertiles et l’humidité.

La pierre sèche restitue la nuit la chaleur emmagasinée pendant la journée, créant des microclimats favorables à la culture de la vigne et des fruitiers.

Les cavités formées entre les pierres sont propices à la biodiversité et contribue au bon équilibre du milieu naturel et des cultures.

Un travail gigantesque toujours recommencé, réalisé avec les moyens dérisoires par des générations de paysans adroits, habiles et avec du bon sens. 
Ils avaient « Lo biaïs » !

Le séchoir à châtaignes appelé « sécadou »

« Les châtaignes on en mangeait presque chaque soir.
On les ramassait toutes et on les triait à la veillée.
On gardait les grosses pour les vendre, les moyennes pour nous et les petites pour nourrir les bêtes.
 Il y avait la Paquette, la Verdale…
On les conservait en les faisant sécher dans les sécadous. »

+ D’INFO : Le sécadou « Mode d’emploi »
« A l’automne, après la cueillette, on les étalait sur une épaisseur de 30 à 60 cm à l’étage supérieur du sécadou sur des planches en châtaignier percées de trous (à claire voie).
A l’étage inférieur, on allumait avec du bois sec dessous et du moins sec dessus pour obtenir de la fumée. On y entretenait le feu régulièrement et on le déplaçait tout autour en terminant par le centre. Toutes les portes du sécadou étaient fermées sauf la petite lucarne qui servait de tirage.
C’était tout un art car il fallait veiller à ne pas faire un foyer trop haut au risque d’embraser le séchoir !
Dans les premiers 8 jours les fruits transpiraient, on les tournait de temps en temps avec une pelle de bois. Le séchage durait de 3 semaines à 1 mois. Ainsi séchées la châtaigne pouvait se conserver 3 années.
Bouillie ou grillée, elle servait à l’alimentation du soir de la famille. Mélangée au petit lait elle nourrissait également les cochons.
 »

Cairn de pierres de schiste dans les gorges de la TruyèrePierre Soissons pour Tourisme en Aubrac

Ambiance des coteaux

A pied par le sentier de découverte.
Admirez en balade les « coultades » faites de murets et de terrasses qui cascadent depuis Valon vers l’eau de la Truyère.

La commune de Lacroix-Barrez s’emploie à protéger ce patrimoine menacé et mène des actions ponctuelles de réhabilitation avec le savoir-faire de Yannick Delmas Artisan-bâtisseur en pierre sèche.

Au fil du sentier vous découvrez la vie de Valon autrefois, ses cultures, son patrimoine bâti et les savoir-faire de ses habitants.

Suivez les panneaux, Roger, né et habitant à Valon, vous y raconte une vie ancienne, pas si lointaine où les habitants du village tiraient parti de la nature qui les entourait pour y vivre. C’est à voir et à faire en suivant sur le sentier de découverte des Coultades.

La galerie du patrimoine

Un héritage mis en beauté !

La galerie met en images l’histoire et le patrimoine culturel et architectural de Valon.
C’est « un voyage » pour les amateurs de photos, pour les passionnés d’histoires locales, pour tous les amoureux de Valon et des gorges de la Truyère.

Cartes postales d’époque, clichés d’archives, photos numériques d’aujourd’hui : la photographie porte une superbe valeur de témoignage.

  • Que s’éveille en vous l’envie de venir vous promener dans le village de Valon !
    Avec l’objectif en bandoulière avant de poser votre œil sur les trésors de l’histoire et de l’architecture.
  • Ici tout est lumière, pierres et nature ; un vrai joyau à découvrir, à vivre et à capturer !